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La ville haute

Maputo - Restaurant du Pestana Rovuma

Maputo - Restaurant du Pestana Rovuma

Enfin une grasse matinée qui se mérite. Hors de question de se lever à 5h00 comme la veille, mais les rythmes biologiques s’étant adaptés, il faut avouer que beaucoup d’entre nous étaient au petit déjeuner dès 8h00 du matin, rien ne presse pourtant, il est servi jusqu’à 10h00.

C’est lundi, il y a peu de monde dans la salle, nous ne sommes pas vraiment en saison touristique et la Coupe du Monde est encore loin. Quelques hommes d’affaire, probablement Sud Africains. Des portugais, bien évidemment.

Plusieurs fois la semaine passée, nous avions croisé les équipages de la TAP, tout aussi matinaux que nous, en provenance de, ou en partance pour, Lisbonne ou Johannesburg, selon les jours. Mais pas aujourd’hui.

Rendez-vous vers midi pour un tour en ville, passeport en poche. L’heure est bien choisie, il fait une chaleur à crever et je ne suis pas certain que les Converse sans talon étaient le bon choix de chaussures !

7. Trop de place

Maputo - Mangrove de Costa do Sol

Maputo – Mangrove de Costa do Sol

Ah ! aujourd’hui nous allons à la plage ! Malheureusement pas pour se prélasser sur le sable blond, ni se baigner dans les eaux chaudes de l’Océan Indien. La feuille de service nous a prévenus : N’oubliez pas la crème solaire et le chapeau. Il va faire chaud et le soleil tape déjà sacrément quand nous décollons de l’hôtel.

L’horaire de la journée est conditionné par celui de la marée, annoncée basse à 13h14, ce sera une journée continue de 9h00 à 17h00 et repas à 16h30, un horaire plutôt inhabituel.

Espérons que le buffet continu qu’on nous promet sur le plateau sera conséquent.

Il est donc 8h45 quand nous quittons le Centre Culturel en collant le cul du minibus caméra. La régie, confiante, nous avait laissé un itinéraire totalement en portugais, que nous ne parlons toujours pas, et voulait faire partir Bob une demi-heure avant nous, ce qui nous aurait laissés  à la merci de n’importe quel flic en mal de touriste. Sans parler du fait que nous n’avions pas d’idée précise du lieu de tournage et du trajet. La prudence nous fit donc partir plus tôt que prévue.

Il est hors de question que nous lâchions d’une semelle notre poisson-pilote.

12. Master class

La République des enfants - Danny et Ana

La République des enfants - Danny et Ana

Dimanche matin, 6h00, la ville est déserte. Nous partons seuls du Centre Culturel, le camion caméra étant resté pour la nuit sur le décor de l’hôpital. Pas d’itinéraire sur la feuille de service, nous reprenons le même trajet, enfin nous le croyons. Au moment de quitter Mondlane pour atteindre l’entrée de l’hôpital, nous nous trompons de rue. Nous voilà perdus !

Heureusement Pierre a toujours sur lui le plan remis par la régie le jour de notre arrivée. Pas très détaillé, nous tournons plusieurs fois en rond avant de tomber sur l’arrière de l’hôpital, puis son entrée. Comme nous sommes toujours convoqués très en avance, pas d’inquiétude.

Pas besoin d’emprunter les ascenseurs, le décor est au rez-de-chaussée dans la salle des archives de l’hôpital. La décoration y a aménagé un cagibi, un espace exigu de 3 mètres sur 3, entouré de grilles, encombré de vieux meubles, de papiers qui traînent, l’atmosphère est sordide, sombre et nous allons y rester toute la journée.

18. Malentendu

On aurait préféré un lieu plus sympathique pour un dimanche matin six heures. La bonne nouvelle c’est qu’après ce soir nous ne reviendront plus dans cette menuiserie déprimante.

Il fait froid, des nuages lourds et gris envahissent le ciel, quelques gouttes sont déjà tombées. Chacun a sorti ses vêtements de pluie, je passe une veste polaire, le parasol de la roulante fait office de parapluie, nous tournons en effet à l’extérieur, sur le terrain vague devant la menuiserie. Au moins le soleil ne créera-t-il pas de problème d’ombre de perche !

C’est une journée de figuration qui nous attend. Peu de texte mais de jolis sons à enregistrer. Le décor ne s’y prête malheureusement guère. La circulation sur l’EN2 est continue et intense.

36. Les experts

La République des enfants - Les cols blancs jacassent

La République des enfants - Les cols blancs jacassent

Dernier jour de la semaine pour terminer la séquence du carnaval commencée hier dans Rua do Bagamoyo.

Pour éviter les fêtards tardifs des night-clubs environnants, le tournage commence un peu plus tard ce dimanche matin. Le son n’est convoqué qu’à sept heures et lorsque nous arrivons, le décor est déjà en place.

Un décor qui présente une infime nuance par rapport à celui d’hier. En effet, il nous est expliqué que certains éléments de décoration de la tribune sur le camion n’auraient pas plu à l’image, les trois derniers plans de la journée sont donc à retourner sans ceux-ci.

La raison officielle évoquée me semble tellement mineure et futile que je suspecte qu’il y en ait une autre beaucoup plus grave, mais je n’en dirai pas plus.

Ultima vezes

Maputo - Panorama

Maputo - Panorama

« Encore une dernière », que ne l’a-t-on entendu sur le plateau, à refaire incessamment les prises !

C’est donc notre ultime journée à Maputo, Mozambique. Il est fort probable que je n’y revienne jamais.

Le temps est magnifique, un soleil brillant et lumineux, quelques nuages pour une lumière contrastée, une chaleur agréable.

Je pars faire un dernier tour dans le quartier autour du marché central dont je commence par parcourir les allées aux senteurs contrastées, fortes et prenantes, qui évoquent la chaleur de l’Afrique.

Lorsque nous tournions le carnaval dans Rua Bagamoyo, Bob m’avait indiqué, assez précisément mais neuf jours après ses indications me sont devenues vagues, une échoppe où je pourrai trouver de belles casquettes aux couleurs du Mozambique ou de l’Afrique du Sud.